La famine jusqu’en Arctique 

 

                                Kerstin Langenberger. 20 août 2015. Svalbard, Norvège. Image numérique. Facebook

      Kerstin Langenberger. 20 août 2015. Un ours très amaigri au large du Svalbard, Norvège. Image numérique. Facebook               

 

Une terrible scène …  

Le cliché représente un ours polaire affamé photographié au large de Svalbard, un archipel norvégien, dans l’océan Arctique. Cette terrible scène a été immortalisée par la photographe, Kerstin Langenberger et publiée sur le réseau social Facebook, le 20 août 2015. Il n’y a pas de titre, l’image est très parlante. Le focus est fait sur un ours très amaigri marchant sur un morceau de banquise quasiment fondue. La photographe explique en légende : “Je n’ai pas très souvent vu des mères bien portantes, accompagnées de petits bien portants. Par contre, j’ai souvent vu des ours affreusement maigres, et exclusivement de sexe féminin, comme l’animal sur cette photo”.

 

Une photographe engagée  

La photographe et guide allemande diplômée dans le domaine des sciences de la nature et du tourisme, est devenue une fervente défenseur de la cause environnementale et de la biodiversité. Elle arpente les régions polaires et les pays germanophones, appareil photo en bandoulière et fusil à la main et essaie avec ses clichés, de dénoncer notamment les effets du réchauffement climatique et de leurs conséquences sur notre planète. « Je continuerai à travailler (…) en essayant d'ouvrir l'esprit des autres pour la beauté de notre monde naturel et l'urgence de le protéger activement » déclare-t-elle dans une interview.

 

« Il n’y a pas de planète B »

Le cliché représente les réalités du réchauffement climatique qui commence déjà à avoir des conséquences sur notre biodiversité. L’image qui a été publié sur les réseaux sociaux est devenue très rapidement virale avec plus de 52 000 partages et repris par les revues de science et les médias de masse. Le 18 avril dernier ,en pleine crise de coronavirus, l’auteur a republié le cliché avec comme message « (…) la plus grande crise de notre temps reste la catastrophe climatique et la perte de biodiversité. N'oublions pas la situation dans son ensemble : tout est interconnecté (…).

 

"Les ours polaires dépendent de la banquise »

En raison de la fonte de la banquise, ces animaux ont de plus en plus de mal à se nourrir. En effet, leurs principales sources de nourriture étant les phoques, cela les pousse à se tourner vers des « sources alimentaires moins abondantes ». La banquise est également importante pour la plupart des aspects de leur cycle de vie. Le réchauffement les soumet également à des parasites auxquels les ours ont du mal à combattre. Ces ours polaires sont les premiers à subir les conséquences du réchauffement. Il est temps d'agir !

« Mieux vaut prendre le changement par la main avant qu’il nous prenne par la gorge », Churchill

 

 

Sources : 

https://www.facebook.com/kerstin.langenberger.photography/photos/a.463697036975575/1045109095501030/?type=3&theater

https://visionsandnature.com/2014/12/26/interview-kerstin-langenberger/

https://www.francetvinfo.fr/decouverte/ours/pourquoi-il-est-difficile-d-affirmer-que-cet-ours-polaire-mourant-est-victime-du-rechauffement-climatique_2511657.html

 

SOHAIL AKHTAR Ziam , le 2020-04-25 à 19:42:32 , L3-SPI-IO-QSE

 

 

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